SPUL - Syndicat des professeurs et professeures de l'Université Laval

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    COMMUNICATEUR CIVIQUE

    Le communicateur civique est un membre ordinaire du SPUL. Les informations qu’il communique dans ses chroniques ont pour but de favoriser la participation dynamique des membres à la vie démocratique du SPUL. Il rend compte des débats touchant les fonctions professorales à l’Université Laval et à l’extérieur. Il exprime également les préoccupations des professeures et professeurs en lien avec leurs activités professionnelles.

    Le communicateur civique remplit ces objectifs et exerce sa fonction à titre de professeur, membre du SPUL. Les opinions exprimées dans cette page sont les siennes ou celles de leur auteur.

    Éditions précédentes >>>


    Message du communicateur civique

    Vous avez un aspect original et novateur à faire connaître de votre année d’étude et de recherche (AÉR), signalez-le moi par courriel. Je le mettrai en valeur dans cette chronique.

    Jacques Rivet >>>


     

    Automne 2018 – Numéro 72

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    Conseil universitaire du 25 septembre 2018

    Un discours de la rectrice Sophie D’Amours sous l’angle de la « Fierté d’être UL » 

    La Secrétaire générale Monique Richer présente le rapport du comité de
    réflexion sur la gouvernance du Conseil universitaire

    La rectrice Sophie D’Amours a campé son discours de la rentrée, enregistré en vidéo, sous le thème de la « Fierté d’être UL ». Elle y affirme que « Nous entrons au cœur de la réalisation d’une nouvelle étape de notre développement », comme on peut le constater en visionnant ce vidéo sur le site de l’Université. Après une brève période de discussion qui a suivi ce discours, la professeure Monique Richer, Secrétaire générale, a été invitée à commenter les principales constatations et recommandations du rapport du Comité de réflexion sur la gouvernance du Conseil universitaire.

    Elle constate d’abord que le Comité reconnait la nécessité de trouver un mode de fonctionnement du CU qui pourrait rendre la participation plus attrayante et la discussion plus intéressante pour ses membres. À ce propos, le rapport suggère qu’il devienne permanent et soit composé de cinq membres dont un.e étudiant.e et un.e professeur.e. « Nous devrions discuter de cette proposition de composition, précise Monique Richer, à notre prochaine séance. »

    Puis, elle décrit la formule de l’« agenda de consentement » dont la caractéristique est de ne contenir que des points qui n’exigent pas de discussion évidente afin d’alléger le poids et le déroulement d’un ordre du jour. À l’exemple du Conseil d’administration (CA) de l’Université, elle ajoute que tout membre peut exiger qu’un point en soit retiré afin de faire l’objet d’un échange de vues.

    De plus, la professeure Richer ajoute que la rectrice souhaite favoriser les échanges entre les membres du CU « à tous moments ». Le rapport laisse alors entendre qu’un tel objectif dynamiserait sans doute son fonctionnement. Et il n’est pas incompatible, à son avis,  avec le fait de maintenir une période de questions, lesquelles doivent être fournies sept (7) jours avant le tenue d’une de ses séances. Le rapport aborde aussi la question des relations réciproques entre le CU,  les Commissions institutionnelles et le Conseil d’administration (CA) de l’Université en les référant à la délibération future. Enfin, d’autres préoccupations sont sur la table du prochain comité permanent de réflexion sur la gouvernance du CU telles que l’élaboration de règles originales de son fonctionnement, la production d’un plan annuel de ses travaux ainsi que la création d’un comité d’information et de discussion CU-CA. 

    Commentaires

    Penser annuellement l’avenir

    Le Comité de réflexion sur la gouvernance du Conseil universitaire a remis son rapport, le 25 septembre dernier. Une intention se dégage des quelques recommandations qu’il contient, au-delà de celle qui regarde l’établissement de sa permanence. Elle a trait à une souplesse plus grande de son fonctionnement laquelle favoriserait davantage la participation dynamique des membres à ses échanges de vues et à ses débats.

    À notre avis, cette dynamisation devrait prioritairement reposer sur le rôle joué par les trois grandes Commissions institutionnelles, celle des études, de la recherche et des affaires étudiantes. Celles-ci devraient aborder les sujets généraux dont elles traitent en ayant le souci de proposer au moins deux options concernant une politique à établir. Elles agiraient comme incubatrices d’idées novatrices en appuyant le Conseil universitaire dans sa tâche de décider quelle politique serait souhaitable de recommander au Conseil d’administration de l’Université.

    Devant un choix de politique à recommander, les membres du CU, bien informé.e.s des alternatives possibles, seraient davantage incité.e.s à fournir leurs avis. La dynamique des échanges de vues et des débats pourrait en être rehaussée.  La contribution respective des Commissions institutionnelles à cet effet reposerait sur un mandat global qui consisterait avant tout à penser annuellement l’avenir.                   

    EN BREF

    • Les Commissions institutionnelles ont reçu de la rectrice Sophie D’Amours leur mandat annuel 2018-2019 respectif ;
    • Des modifications au processus d’admission au programme de doctorat en médecine ont été approuvées pour l’admission à partir de la session d’automne 2020, à savoir que la date limite de dépôt des demandes en provenance des candidat.e.s universitaires est fixée au 1enovembre précédant l’année d’admission visée ;
    • Le Comité exécutif doit arrêter la date d’implantation des nouveaux programmes de maîtrise et de doctorat en sciences de la réadaptation après les approbations usuelles du Bureau de coopération interuniversitaire et du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur;
    • Le statut institutionnel du Centre de recherche en géomatique sous la nouvelle appellation de Centre de recherche en données et intelligence géospatiales (CRDIG) a été renouvelé pour les cinq prochaines années. Il a l’obligation de faire part, dans trois ans à la Commission de la recherche, de l’évolution du nombre d’étudiant.e.s détenant une bourse au mérite et des efforts déployés pour l’accroître.
    • Le statut institutionnel du Centre d’études nordiques (CEN-ULAVAL)a été renouvelé pour les cinq prochaines années .

     

    Jacques Rivet, cc

     


    Thèse de doctorat de Mme Maxime Boivin sur les jeunes et l’alcool au volant

    Des profs évaluent une recherche doctorale qui se veut une mise en lumière d’un problème qualifié de « zone grise »

    La professeure Pénélope Daignault du Département d’information et de communication a dirigé la recherche doctorale en communication publique de Mme Maxime Boivin qui a abordé la question de « La conduite sous l’influence de l’alcool chez les jeunes Québécois : une mise en lumière d’une zone grise. » Lors de la soutenance, elle était accompagnée de la professeure Manon Niquette et des professeurs Jacques Lemieux et Dany Baillargeon. Ces professeur.e.s ont examiné la démarche d’enquête de la doctorante qui a consisté à convier 57 jeunes de 14 à 24 ans à prendre part à des entretiens de groupe et des suivis individuels en ligne afin de mieux comprendre la persistance de la conduite sous influence de l’alcool chez les jeunes conducteurs.

    Les membres du jury : de gauche à droite, les professeur.e.s François Demers, président, Manon Niquette, Jacques Lemieux,
    Dany Baillargeon (Université de Sherbrooke), Pénélope Daignault (directrice de recherche)

    En tant que membre externe du jury, le professeur Dany Baillargeon est le premier à intervenir. Il avoue, d’entrée de jeu, que son intérêt a été constamment soutenu tout au long de la lecture de la thèse. Il constate que son auteure s’est souciée de décrire le vécu des jeunes participants en le mettant en relation avec la problématique de la recherche. À son avis, il ne fait aucun doute que la pertinence sociale de sa démarche scientifique a été démontrée. Et il demande à la doctorante de décrire plus en détail comment les jeunes y ont contribué.

    Le professeur Jacques Lemieux suggère à la doctorante de tirer au moins deux articles scientifiques de sa recherche.  Puis il soulève la question du domaine scientifique dans lequel la thèse a été rédigée : la communication publique. Il avance alors l’hypothèse qu’elle aurait pu l’être aussi en marketing social.  Et il demande à la candidate de justifier le fait qu’elle l’ait été dans le domaine retenu. En réponse, cette dernière affirme sans hésitation que le marketing social et la communication publique sont parfaitement compatibles. En effet, une telle démarche d’enquête cherche généralement à identifier des facteurs de changement dans le comportement du public visé. La communication publique permet alors de les dynamiser à la suite d’un diagnostic de terrain établi par le marketing social.

    La professeure Manon Niquette révèle qu’elle a eu « l’honneur » de lire deux fois la thèse et qu’elle a été agréablement surprise de la bonne fluidité et de la grande clarté de la deuxième version. « On sent, à la lecture de la thèse, précise-t-elle, une volonté réfléchie de la part de la chercheuse de ne pas s’engager dans une vision négative des jeunes. » Elle estime que l’idée centrale qui émerge de l’analyse, soit la nécessité de mettre en lumière la zone grise de la « conduite enivrée », lui apparaît fort prometteuse. Elle reconnait que la pertinence heuristique de ce concept est très bien démontrée. Et de souligner que « le  souci constant, chez la chercheuse, de tisser des liens avec les préoccupations propres aux pratiques de communication préventive constitue un modèle à suivre dans la recherche en publicité sociale. » En deuxième intervention, elle attire l’attention sur la question de la diversité des « réalités des jeunes » concernant la consommation de l’alcool au volant en invitant la doctorante à réexpliquer son point de vue de chercheuse à ce sujet.

    La directrice de la recherche, la professeure Pénélope Daignault, manifeste avec une certaine exubérance sa joie de voir que Mme Boivin a réalisé son projet doctoral. Ainsi tient-elle à mentionner, « qu’à travers deux grossesses, elle a réussi, en six ans, à le mener à bien et avec brio ». Elle insiste sur le fait que cette dernière a toujours su faire face avec un grand enthousiasme au défi que lui posait son travail de recherche. En conclusion, elle lui demande de justifier à nouveau le plaidoyer qu’elle a fait dans l’introduction de sa thèse en faveur de la démarche de l’évaluation formative, laquelle implique directement les personnes visées dans la recherche entreprise.

    Jacques Rivet, cc