SPUL - Syndicat des professeurs et professeures de l'Université Laval

Printemps 2018 – Numéro 69
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    COMMUNICATEUR CIVIQUE

    Le communicateur civique est un membre ordinaire du SPUL. Les informations qu’il communique dans ses chroniques ont pour but de favoriser la participation dynamique des membres à la vie démocratique du SPUL. Il rend compte des débats touchant les fonctions professorales à l’Université Laval et à l’extérieur. Il exprime également les préoccupations des professeures et professeurs en lien avec leurs activités professionnelles.

    Le communicateur civique remplit ces objectifs et exerce sa fonction à titre de professeur, membre du SPUL. Les opinions exprimées dans cette page sont les siennes ou celles de leur auteur.

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    Message du communicateur civique

    Vous avez un aspect original et novateur à faire connaître de votre année d’étude et de recherche (AÉR), signalez-le moi par courriel. Je le mettrai en valeur dans cette chronique.

    Jacques Rivet >>>


    Printemps 2018 – Numéro 69

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    Conseil universitaire du 3 avril 2018

     

    L’évaluation du programme de doctorat en médecine reçoit l’aval des membres
    Le doyen Julien Poitras : « Une approche axée sur la santé durable »

    Le professeur Julien Poitras, doyen, en présentant son plan d’action, souligne que sa faculté est la première faculté de médecine francophone en Amérique à retenir une  approche  de  santé   durable  dans ses  enseignements. Il rappelle que le doctorat de premier cycle en médecine fait l’objet d’une deuxième évaluation depuis la dernière qui remonte à 1993. Il précise que « le programme compte 200 crédits : 100 crédits au préexternat et 100 crédits à l’externat. » Actuellement, 1083 étudiantes et étudiants sont inscrites / inscrits dans le programme. Répondant à la recommandation du Comité institutionnel d’évaluation des programmes (CIEP) concernant les efforts pour prendre davantage en compte les qualités humaines des candidat.e.s et la diversification de leur profil géographique, socioéconomique et culturel, le doyen Poitras énumère les catégories suivantes de personnes considérées :

    – Collégiens québécois (60% du contingent régulier);
    – Québécois universitaires (40% du contingent régulier) incluant les universitaires québécois sur le marché du travail (jusqu’à 8 places) et les universitaires québécois possédant ou en voie d’obtenir un doctorat en recherche (jusqu’à 8 places);
    – Canadiens admissibles dans le cadre de l’entente intergouvernementale entre le Québec et le Nouveau-Brunswick (3 places);
    – Universitaires (québécois, canadiens ou de nationalité étrangère) visant la formation spécialisée en chirurgie buccale et maxillo-faciale (2 places);
    – Québécois des Premières Nations et Inuits du Québec (PNIQ) (4 places, contingent provincial);
    – Québécois (ou Canadiens) du Programme militaire d’études en médecine (PMEM) (4 places, contingent provincial);
    – Canadiens provenant d’une autre province ou territoire (1 place);
    – Personnes de nationalité étrangère avec permis d’études (1 place);
    – Québécois, médecins diplômés à l’extérieur du Canada ou des États-Unis (jusqu’à 3 places selon les attritions). Ces étudiant.e.s débutent le programme à l’externat et doivent suivre le cours Introduction à l’externat.

    En décrivant le processus d’admission, il explique qu’il est basé sur l’évaluation du dossier scolaire et sur l’évaluation des caractéristiques personnelles par, notamment, la tenue de mini-entrevues multiples (MEM). À ce sujet, il affirme que le programme de doctorat en médecine est le programme de premier cycle contingenté à l’Université qui accorde « la plus haute proportion à l’évaluations des caractéristiques personnelles des candidates et des candidats dans son processus d’admission. » Quant à la possibilité d’augmenter l’exposition clinique durant le préexternat, le doyen Poitras juge important de souligner que l’approche pédagogique du programme de doctorat en médecine est basée sur le raisonnement clinique. Et de décrire les modalités suivantes facilitant l’acquisition de cette importante aptitude professionnelle : « Tout au long du préexternat, plusieurs modalités d’apprentissage reproduisent l’exposition clinique dans un milieu contrôlé et sécuritaire pour les étudiants et les patients partenaires. De plus, pour l’enseignement en petits groupes, les moniteurs sont des médecins cliniciens ou des résidents qui pratiquent activement la médecine. En s’abstenant de leur milieu clinique pour venir enseigner à l’université, ils sont en mesure d’expliquer concrètement aux étudiants les réalités de la pratique médicale. » Ainsi, estime-t-il important de tenir compte des difficultés reliées à l’exposition clinique telles que, par exemple,  le recrutement des médecins cliniciens et la capacité limitée du réseau de la santé du Québec métropolitain.

    Le « Clinifolio », explique le doyen Poitras, est une plateforme informatique qui a été conçue pour appuyer l’étudiante et l’étudiant dans le développement de la compétence Érudition ainsi que pour s’assurer que toutes les situations cliniques et toutes les habiletés cliniques obligatoires du programme ont été rencontrées. À la suite du CIEP qui suggère que cet outil de formation professionnelle réponde bien aux besoins des étudiantes et des étudiants en externat   « tant dans sa forme que dans son contenu », Julien Poitras acquiesce et souligne l’utilité qu’il représente pour leur permettre de poser les actes pédagogiques suivants :

    – Dresser un bilan des situations cliniques rencontrées;
    – Identifier les futures situations à cibler pour la suite des stages afin d’atteindre les objectifs de l’externat;
    – Orienter les lectures ainsi que l’étude;
    – Améliorer les stages, en ayant une vision d’ensemble de ce qui est vu dans chaque stage, ainsi que dans chaque milieu;
    – Mettre en place, le cas échéant, des moyens alternatifs pour atteindre les objectifs de l’externat.

    En terminant la présentation de son plan d’action aux membres du CU, le doyen de la Faculté de médecine a tenu à remercier le professeur Claude Labrie, vice-doyen aux études de premier cycle, la professeure Julie F. Thériault, directrice du programme, la professeure Martine Bourget, présidente du comité d’admission,  la professeure Claire Hudon, représentante facultaire de l’agrément et Mme Marie-Chantal Denis, agente de recherche et de planification « pour leur excellente collaboration ». Il ajoute que la participation des membres du comité de programme et du comité de suivi du programme ainsi que la professeure Emmanuelle Careau, vice-doyenne à la responsabilité sociale, doit être grandement soulignée.

     

    EN BREF

    • Les membres du CU ont étudié à huis clos le projet de budget 2018-2019 lequel devrait être soumis au Conseil d’administration à sa prochaine réunion;
    • Les programmes de maîtrise et de doctorat en biophotonique ont été jugés « pertinents, novateurs et de qualité»;
    • Les programmes de maîtrise et de doctorat en neurobiologie porteront le nom de programmes de maîtrise et de doctorat en neurosciences à partir de la session d’hiver 2019;
    • le Regroupement québécois de recherche sur la fonction, la structure et l’ingénierie des protéines (PROTEO-ULaval) a obtenu le renouvèlement de son statut de centre de recherche institutionnel.

     

                       Jacques Rivet, cc

     


     

    La Commission de la recherche a souligné le travail remarquable que le directeur actuel, le professeur Normand Voyer, a réalisé depuis 20 ans.

    Les souhaits du professeur Pascal Daleau
    en quittant la présidence de la Commission de la recherche

    « Depuis de nombreuses années, la Commission de la recherche s’est affairée à accompagner les centres de recherche reconnus de l’Université Laval afin de les consolider. Ces centres représentent une base scientifique ferme sur laquelle on peut arrimer d’autres structures comme des instituts, des unités mixtes de recherche ou de grands projets institutionnels. Lorsque je rencontre des collègues d’autres universités québécoises, je me rends compte à quel point la reconnaissance interne des centres, basée sur un principe de conception et de réalisation commune de la recherche par les membres (et non comme une commande provenant d’instances supérieures), fait envie.

    J’encourage notre université à faire davantage de publicité pour les centres de recherche qu’elle reconnait (comme, par exemple, réserver un espace dans le Fil des évènements : avec une quarantaine de centres reconnus, cela pourrait couvrir une année de parution du journal!) et à ne pas les voir comme un fardeau financier mais comme un levier scientifique et économique. Je l’encourage aussi à accorder plus d’importance à la consultation des directions des centres, notamment lors du recrutement de professeurs-chercheurs, de l’appui de dossiers de demandes de chaires de recherche ou du développement de grandes infrastructures. »

     

    Jacques Rivet, cc

     


     

    Respecter les principes de la conduite responsable

    Note : Le Conseil universitaire du 6 mars 2018 a recommandé l’approbation de la Politique sur la conduite responsable en recherche

    1. Traiter avec équité, dignité et respect tout être humain participant à une recherche ou à une création et considérer les conséquences de ces activités sur les animaux ou sur l’environnement.

    2. Adopter des attitudes et des comportements respectueux envers toute personne impliquée dans l’une ou l’autre des étapes de la recherche ou de la création et les traiter de manière professionnelle, notamment en agissant avec civisme et civilité.

    3. Reconnaître toutes les contributions à une recherche ou à une création ainsi que leurs auteurs et auteures en appliquant notamment les principes directeurs adoptés par la Table de concertation de la recherche et de la création de l’Université Laval en 2012 (principes identifiés dans l’annexe 1).

    4. Veiller à posséder les connaissances et l’expertise nécessaires en fonction de la reconnaissance dans le domaine concerné, et agir en conséquence.

    5. Mener des recherches dans un esprit authentique de quête du savoir ou de création et dans le respect de la liberté universitaire.

    6. Traiter les données avec toute la rigueur nécessaire et selon les méthodes reconnues ainsi que selon les politiques et les directives de l’Université, incluant celles relatives à la protection des renseignements personnels.

    7. Diffuser les résultats de la recherche et de la création de manière responsable et en temps voulu.

    8. Examiner avec intégrité le travail d’autrui.

    9. Éviter les conflits d’intérêts ou, lorsqu’ils sont inévitables, les aborder d’une manière éthique.

    10. Être transparent et honnête dans la demande et la gestion de fonds publics.

    11. Faire un usage responsable des fonds de recherche et de création ainsi que des ressources et rendre des comptes.

    5.2 Connaître et respecter les politiques et directives institutionnelles en recherche et création

    Les membres de l’Université doivent connaître et respecter les politiques et directives institutionnelles en recherche et création ainsi que toutes les autres politiques, règles et directives de l’Université Laval en matière d’éthique de la recherche et de la création qui s’appliquent à leurs travaux. La liste de ces documents officiels est disponible sur le site Internet de l’Université.

    5.3 S’informer et respecter le cadre normatif s’appliquant à ses activités

    Les membres de l’Université sont également responsables de s’informer et d’appliquer les principes qui guident la conduite responsable dans leur domaine de recherche ou de création, de même qu’au sein des organismes et partenaires de financement, incluant ceux des pays avec lesquels des partenariats sont établis, le cas échéant.

    5.4 Intervenir et collaborer au traitement des allégations de manquement

    Parce que le silence et l’inaction des membres de l’Université peuvent contribuer à maintenir des situations de manquements à la conduite responsable, ceux-ci sont encouragés à les dénoncer, en plus d’être tenus de collaborer au processus de traitement des allégations prévu à l’article 8, notamment en fournissant tous les renseignements requis.

    5.5 Éviter les manquements

    La fabrication, la falsification, la destruction des dossiers de recherche, le plagiat, la republication ou l’auto-plagiat, la mauvaise gestion des conflits d’intérêts, la fausse déclaration dans une demande ou un document annexe à une telle demande, la mauvaise gestion des fonds, la violation des politiques et exigences applicables à certaines recherches, la violation du processus d’évaluation d’un organisme, l’atteinte portée à l’intégrité d’évaluation scientifique par les pairs et à l’octroi de financement, Porter des accusations fausses ou trompeuses.

     


     

    Types de conflits d’intérêts

    Note : Le Conseil universitaire du 6 mars 2018 a recommandé l’approbation de la Politique sur les conflits d’intérêts en recherche

    Conflit d’intérêts apparent

    Un conflit d’intérêts est apparent lorsqu’un intérêt personnel, professionnel, matériel ou financier d’une actrice ou d’un acteur en recherche pourrait raisonnablement être perçu par un tiers comme existant, sans que cela soit pour autant avéré.

    Conflit d’intérêts potentiel

    Un conflit d’intérêts est potentiel lorsqu’un intérêt personnel, professionnel, matériel ou financier d’une actrice ou d’un acteur en recherche pourrait éventuellement influencer sa prise de décision, aux dépens de ses obligations professionnelles et de son rôle, si elle ou il est appelé à exercer son jugement dans une situation spécifique.

    Conflit d’intérêts réel

    Un conflit d’intérêts est réel lorsqu’un intérêt personnel, professionnel, matériel ou financier d’une actrice ou d’un acteur en recherche s’oppose à ses obligations liées à son statut ou à sa fonction à l’Université et requiert des mesures pour empêcher une interférence dans l’exercice indépendant, objectif et impartial de ses responsabilités.

     

    Les contraintes de temps, les préférences quant à l’approche scientifique ou pratique, les croyances et les valeurs, la compétitivité, le désir de réussir et d’être reconnu exercent souvent des pressions inévitables sur les personnes concernées. Ces pressions peuvent mener à des formes particulières de conflits d’intérêts, par exemple :

    Conflit de loyauté

    Il y a conflit de loyauté lorsqu’une actrice ou un acteur en recherche exerce des activités professionnelles externes, rémunérées ou non, liées à la recherche ou à la création qui l’empêchent de remplir adéquatement ses responsabilités d’enseignement, de recherche ou de création universitaires.

    Conflit d’engagement

    Le conflit d’engagement oppose des obligations associées à des activités effectuées à des fins personnelles et celles associées à ses activités universitaires comme, par exemple, quand une actrice ou un acteur en recherche fait appel au personnel ou à des services de l’Université, ou utilise des ressources matérielles ou financières institutionnelles pour ses projets personnels, sans en avoir obtenu l’autorisation officielle.

    Conflit de rôle

    Le conflit de rôle survient lorsqu’une actrice ou un acteur en recherche doit intervenir auprès de tiers vis-à-vis desquels elle ou il cumule plus d’un rôle dont les finalités respectives sont conflictuelles et comportent un risque de leur porter préjudice (cumuler auprès d’un tiers le rôle de chercheur et celui d’intervenant, clinicien, dirigeant, ou conseiller, par exemple).

    Conflit d’intérêts institutionnel

    Le conflit d’intérêts institutionnel « est un conflit entre au moins deux obligations importantes que l’établissement n’arrive pas à remplir adéquatement sans compromettre au moins l’une des deux »

     

    DISPOSITION INTERPRÉTATIVE :

    La présente Politique n’a pas pour effet de limiter ou de restreindre le sens et la portée des droits et obligations en matière de conduite responsable en recherche prévus dans les autres règlements, politiques, conventions collectives, ententes ou autres textes en vigueur à l’Université. Celle-ci n’a pas non plus pour effet de limiter les droits de propriété, droits de gestion et autres droits de l’Université et de ses membres.