SPUL - Syndicat des professeurs et professeures de l'Université Laval

Hiver 2017 – Numéro 60
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    COMMUNICATEUR CIVIQUE

    Le communicateur civique est un membre ordinaire du SPUL. Les informations qu’il communique dans ses chroniques ont pour but de favoriser la participation dynamique des membres à la vie démocratique du SPUL. Il rend compte des débats touchant les fonctions professorales à l’Université Laval et à l’extérieur. Il exprime également les préoccupations des professeures et professeurs en lien avec leurs activités professionnelles.

    Le communicateur civique remplit ces objectifs et exerce sa fonction à titre de professeur, membre du SPUL. Les opinions exprimées dans cette page sont les siennes ou celles de leur auteur.

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    Message du communicateur civique

    Vous avez un aspect original et novateur à faire connaître de votre année d’étude et de recherche (AÉR), signalez-le moi par courriel. Je le mettrai en valeur dans cette chronique.

    Jacques Rivet >>>


    Hiver 2017 – Numéro 60

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    Conseil universitaire du 7 mars 2017

    Le GIROUL devra rigoureusement respecter les délais prescrits

    Les membres du Conseil universitaire ont voté à une très grande majorité une proposition d’amendement exigeant du Groupe interdisciplinaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval (GIROUL) qu’il respecte rigoureusement la remise d’un rapport d’étape dans trois ans ainsi que le dépôt du rapport de ses activités dans cinq ans. La Commission de la recherche venait de proposer de lui imposer ces délais pour le renouvellement de son statut institutionnel de centre de recherche. À l’origine, la recommandation de la Commission se lisait comme suit : « […] la direction du Centre [doit] déposer, après trois ans, des statuts adaptés à la réalité d’un centre thématique et qu’une évaluation des moyens mis en place pour réaliser la concertation et les progrès accomplis soit effectuée par la Commission de la recherche. Un non-respect de cette échéance entraînera une suspension de financement du centre. »

    Le professeur Ronald Beaubrun (Sciences et génie) intervient en demandant s’il est bien nécessaire que la recommandation comporte la mention d’une telle suspension. Le professeur Pascal Daleau, président de la Commission de la recherche, explique qu’il en va de l’équité de traitement à l’égard de tous les autres centres de recherche qui ont le souci de respecter les délais auxquels ils doivent se conformer. « En 17 ans, le GIROUL vient d’avoir la deuxième évaluation de ses activités », dit-il. Ajoutant que la Commission doit être équitable à l’endroit des autres centres de recherche « toujours très soucieux de rendre un dossier dans les temps demandés ». Le professeur Benny Rigaux-Bricmont (Sciences de l’administration) suggère alors d’amender la recommandation en affirmant d’abord que le statut du GIROUL est renouvelé pour les cinq prochaines années. Puis, par la suite, en précisant dans deux énoncés distincts que ce dernier sera pénalisé s’il fait fi de l’échéance de trois ans pour son rapport d’étape et de la limite de cinq ans pour le dépôt de son rapport d’activités. L’amendement est approuvé à 33 voix en faveur, 7 voix en défaveur et 3 voix d’absention.

    Avant l’adoption de cet amendement, le président Pascal Daleau avait insisté sur l’importante valeur scientifique du GIROUL. Il a estimé qu’au cours des 20 dernières années, le Centre a contribué à faire de l’Université Laval une institution de classe mondiale en recherche sur l’obésité. Il a rappelé que ses chercheur.e.s sont considéré.e.s comme le groupe de recherche en obésité le plus important au pays. Au plan international, ils ont été reconnus comme ayant contribué à définir l’obésité à risque et à préciser ses impacts sur les maladies cardiovasculaires et respiratoires. Par contre, Pascal Daleau a également mentionné que certains indicateurs de performance scientifique du GIROUL auraient intérêt à être améliorés comme, par exemple, le pourcentage du montant des subventions conjointement obtenues par au moins deux de ses membres réguliers. Puis, il a rappelé la recommandation de l’Avis de la Commission qu’il préside concernant la tâche actuelle du directeur du GIROUL « dans le processus de [sa] transition vers un centre thématique ». En effet, ce dernier est aussi directeur scientifique du Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (CRIUCPQ).  L’Avis souhaite donc que cette tâche soit allégée « pour mieux répondre aux exigences associées à la direction d’un centre de recherche reconnu. »

    Enfin, Pascal Daleau a conclu son intervention auprès des membres du CU en mettant en valeur les directives prioritaires que voici : « Le GIROUL devra, comme tous les autres centres du secteur des sciences de la santé, prendre l’initiative d’inviter systématiquement à se joindre au Centre les chercheurs de l’UL qui travaillent sur le thème de l’obésité, ses causes et ses complications dans le cadre de sa programmation actuelle ou adaptée en conséquence. Le Centre devra également faire en sorte que les mécanismes de prise de décision permettent à ces personnes de participer activement à sa gouvernance et veiller à adapter ses statuts en s’inspirant du modèle décrit dans l’Avis de la Commission, notamment en ce qui a trait à la définition du membre régulier et au mandat du directeur. »

    La professeure Véronique Moulin (Médecine) soulève la difficulté de bien affirmer l’identité d’un centre thématique au sein d’un regroupement réalisé de chercheur.e.s, au moment où la Commission évalue la performance scientifique d’un centre de recherche.  Donnant suite à cette remarque, Pascal Daleau s’empresse d’expliquer que l’origine d’un centre thématique repose avant tout sur la volonté des chercheur.e.s d’en créer un. Puis, d’appuyer sur le fait que s’ils ne collaborent pas entre eux, ils ne peuvent prétendre constituer un centre thématique selon la Commission de la recherche. Il constate de façon générale que l’accessibilité aux collaborations entre scientifiques se fait plus facilement au sein d’un centre de recherche universitaire.

     Programmes évalués et détachement de cours regroupés en un programme

    L’évaluation périodique des programmes de baccalauréat et de doctorat en service social a retenu l’attention des membres du CU. À la suite de la recommandation du rapport sur le doctorat qui porte sur les causes d’abandon du programme, le doyen de la Faculté des sciences sociales, le professeur François Gélineau, prévoit qu’un questionnaire sera élaboré à l’intention des étudiant.e.s ayant abandonné.e.s ainsi qu’à leur directeur ou directrice de recherche. Immédiatement, la professeure Nadia Tawbi (Sciences et génie) avoue être curieuse de savoir quel moyen efficace sera employé pour les rejoindre. Le doyen Gélineau explique que les étudiant.e.s concerné.e.s ont souvent gardé contact avec leur conseiller et leur conseillère de recherche et qu’il est, de ce fait, assez facile de les rejoindre.

    Le professeur Jean-Claude Dufour, doyen (FSAA), a donné suite à l’évaluation du programme de baccalauréat en agronomie, « programme fondateur de la faculté », en présentant un plan détaillé de mesures d’ajustement qui tiennent compte des recommandations et des suggestions qui y sont contenues sans oublier d’exprimer sa fierté de l’avoir suivi jadis et d’en être diplômé. Référant aux divers profils du programme (distinction, entrepreneurial, international, recherche), le professeur Ronald Beaubrun demande au doyen pourquoi le baccalauréat ne possède pas de profil en développement durable. Le doyen Dufour répond que « les professeur.e.s ont fait le choix d’en traiter dans tous les cours » plutôt que d’avoir un profil distinct choisi par un certain nombre d’étudiantes et d’étudiants. Et de noter qu’ainsi toute personne inscrite au baccalauréat en agronomie peut bénéficier d’une formation en développement durable.

    Le détachement du programme de maîtrise en agroéconomie des cours alimentant le cheminement de la formation en consommation a été autorisé pour que ces cours fassent partie d’un nouveau programme de maîtrise en consommation. Jean-Claude Dufour a expliqué que la FSAA avait recensé plus de 5100 diplômés du programme de baccalauréat en consommation depuis sa création en 1969. Il a précisé que plusieurs d’entre eux, au cours des dernières années, ont exprimé leur intérêt pour des études de deuxième cycle en consommation. Il a fait remarquer que cet intérêt pouvait par hypothèse s’étendre à plusieurs personnes parmi les 374 actuellement inscrites au baccalauréat en consommation.

    La vigilance du professeur Ronald Beaubrun concernant le respect des règles institutionnelles de création de nouveau programme ne s’est pas fait attendre. Rappelant au doyen Dufour qu’une telle création est habituellement accompagnée d’un avis de la Commission des études, il lui a demandé pourquoi il n’y en avait pas dans ce cas. En guise d’explication, ce dernier a rappelé qu’il s’agissait beaucoup plus d’une mesure de gestion administrative appliquée à un ensemble de cours devenus autonomes par rapport à un autre programme et dont les contenus demeurent les mêmes, plutôt que de la création d’un nouveau programme proprement dit ; ce qu’a confirmé sur le champs le professeur Claude Savard, président de la Commission des études.

    Présentation spéciale et explications détaillées du prochain budget 

    La séance du CU du 7 mars dernier a débuté par une question écrite d’un professeur tout comme la précédente du 7 février l’avait été par deux questions, l’une par un délégué et l’autre par une déléguée du corps professoral. Le professeur Frédéric Guay (Sciences de l’éducation) a posé substantiellement la question suivante : dans une optique de saine gouvernance et de transparence, serait-il possible pour la Direction de l’Université de : 1e lever le huis clos sur l’étude du budget ; 2e faire une présentation plus exhaustive du budget, notamment par le biais d’une explication formelle avec soutien visuel ; 3e considérer que plusieurs membres du CU ne sont pas des spécialistes des modalités d’élaboration d’un budget universitaire? »

    En réponse, la professeure Monique Richer, Secrétaire générale, a confirmé qu’une présentation spéciale serait réalisée lors de l’étude du budget prévue le mardi 4 avril en vue d’une recommandation au Conseil d’administration de l’Université. Mais que le huis clos serait maintenu puisque les données budgétaires présentées et bien expliquées n’auront pas encore été approuvées officiellement par le CA.

    EN BREF

    • Le professeur Éric Bauce, vice-recteur exécutif et au développement, a fait le point sur les négociations entre l’Université et le Syndicat des employé.e.s de soutien (SEUL) au tout début de la séance ;
    • La modification des modalités d’admission au doctorat en médecine pour la session d’automne 2017 a été approuvée. La résolution du CU stipule ceci : « Les mini-entrevues multiples sont remplacées par le test de jugement situationnel Casper. La sélection des candidates et des candidats s’effectue sur la base d’une pondération égale de l’excellence du dossier scolaire et du résultat obtenu au test de jugement situationnel Casper. Seules les candidates et seuls les candidats initialement sélectionnés sur la base de la qualité du dossier scolaire sont soumis au test de jugement situationnel Casper. Cette modification s’applique uniquement pour la session d’automne 2017. »

                 –  Jacques Rivet, cc


    « Je suis très fier que les collègues m’aient confié cette responsabilité »

    Bradford J.  McFadyen
    Délégué au Conseil universitaire

    Le professeur Bradford James McFadyen est un des cinq délégué.e.s au Conseil universitaire en provenance de la Faculté de médecine. Arrivé à l’Université Laval en 1996, avant tout comme chercheur, à l’époque au Département de physiothérapie, il est aujourd’hui très actif comme membre du Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (CIRRIS). À titre de représentant de la Faculté de médecine, il intervient particulièrement lorsque les dossiers examinés l’incitent à soulever des questions de principe au plan pédagogique comme du point de vue scientifique.

    Le professeur Bradford J. McFadyen Département de réadaptation

    Dans un récent entretien sur les diverses facettes de sa participation à cette instance universitaire, le professeur McFadyen affirme être très fier que ses collègues lui aient confié cette responsabilité. Il estime que cela lui permet de mieux comprendre la gestion de l’université au plus haut niveau de son fonctionnement.  Par exemple, reconnaît-il, « J’ai découvert le rôle joué par la Commission des études et la Commission de la recherche ainsi que la valeur éthique et la rigueur méthodique de leurs procédures d’évaluation des dossiers qui leur sont soumis.» Par ailleurs, s’il avait un souhait à formuler concernant l’expression des points de vue des membres du CU, il les verrait plus nombreux. À ce propos, il s’étonne de voir des votes qui affirment un « non » souvent injustifiés au préalable par une intervention publique de leur auteur. «Imagine-t-on que des collègues choisiraient d’opposer un « non » à un projet dans une assemblée d’unité de rattachement, sans dire à leurs collègues la raison de leur choix », avance-t-il, philosophe.

    De la recherche fondamentale à la pratique

    En tant que professeur et chercheur, Bradford James McFadyen s’est donné le mandat de faire comprendre l’importance des connaissances fondamentales auprès de ses étudiant.e.s tout comme auprès des praticiens de la réadaptation. Au premier cycle, par exemple, il le fait à la faveur de son enseignement en biomécanique. Il profite des congrès internationaux qui réunissent des praticiens, par exemple, en physiothérapie pour les sensibiliser à la question en donnant des conférences spécialisées comme celle qu’il a prononcée devant « The American Physical Therapy Association » en février 2014. Il reconnaît que de telles conférences sont des outils de transfert de connaissances scientifiques. Cependant, il constate que, dans toutes les disciplines professionnelles, il est souvent plus lent de transférer des connaissances fondamentales vers la pratique clinique. Il y voit trois raisons principales. D’abord, les nouvelles connaissances peuvent

    demander des changements aux habitudes des cliniciens et des gestionnaires. Puis, celles-ci peuvent être porteuses d’une bonne idée laquelle s’avère inefficace du point de vue de l’intervention clinique ou même financièrement trop coûteuse. Enfin, cette idée, bien que très bonne, requiert une trop longue période de temps pour la réaliser dans un contexte clinique.

    En conclusion de l’entretien, le professeur Bradford James McFadyen a tenu à rappeler l’importance de la recherche fondamentale « pour l’utilité de la recherche fondamentale ». Et d’insister sur le fait qu’il faut avant tout comprendre le fonctionnement des choses pour intervenir plus efficacement d’une manière clinique.

      –  Jacques Rivet, cc