SPUL - Syndicat des professeurs et professeures de l'Université Laval

Hiver 2016 – Numéro 58
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    COMMUNICATEUR CIVIQUE

    Le communicateur civique est un membre ordinaire du SPUL. Les informations qu’il communique dans ses chroniques ont pour but de favoriser la participation dynamique des membres à la vie démocratique du SPUL. Il rend compte des débats touchant les fonctions professorales à l’Université Laval et à l’extérieur. Il exprime également les préoccupations des professeures et professeurs en lien avec leurs activités professionnelles.

    Le communicateur civique remplit ces objectifs et exerce sa fonction à titre de professeur, membre du SPUL. Les opinions exprimées dans cette page sont les siennes ou celles de leur auteur.

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    Message du communicateur civique

    Vous avez un aspect original et novateur à faire connaître de votre année d’étude et de recherche (AÉR), signalez-le moi par courriel. Je le mettrai en valeur dans cette chronique.

    Jacques Rivet >>>


    Hiver 2016 – Numéro 58

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    Conseil universitaire du 6 décembre 2016

    Adoption du nouveau Règlement des études

    Les membres du Conseil universitaire ont adopté le nouveau Règlement des études à 42 en faveur, 2 contre et 2 abstentions. Le vice-recteur Bernard Garnier (Études et activités internationales) a invité son adjointe, la professeure Marie-France Ébacher, à décrire les principales dispositions du document et à expliquer les différentes modifications que le Comité de révision y a apportées. Le nouveau Règlement comprend les quatre parties suivantes : 1e les structures de gestion des études et des programmes ; 2eles programmes ; 3e les activités de formation ; 4e le cheminement de l’étudiante et l’étudiant. L’adjointe au vice-recteur Garnier a souligné que les modifications majeures ont été de clarifier le rôle du doyen ou de la doyenne de la Faculté des études supérieures et postdoctorales, d’actualiser le rôle du directeur ou de la directrice de programme, de restructurer la section concernant les fonctions particulières du directeur ou de la directrice de programme de deuxième et de troisième cycle ainsi que de préciser le rôle du comité de programme.

    Le vice-recteur Garnier avait déposé, au préalable et non sans une certaine satisfaction, le premier rapport annuel 2015-2016 de l’Évaluation périodique des programmes de formation à l’Université Laval. « Dans un souci de cohérence avec le plan d’action Horizon 2017, écrit-il en introduction au rapport, le vice-rectorat aux études et aux activités internationales (VREAI) s’est doté de mécanismes visant l’amélioration continue de la formation aux trois cycles. » Durant cette période, un total de 27 rapports synthèses d’évaluation et de plans d’action du doyen, touchant 50 programmes, ont été déposés au CU. Et Bernard Garnier de noter qu’après ce dépôt, le sommaire des rapports synthèses d’évaluation de même que la version intégrale des plans d’action sont diffusés sur le site Internet du VREAI.

    Voici la liste des programmes (B : baccalauréat, M : Maîtrise, D : Doctorat) par faculté dont le rapport synthèse respectif d’évaluation a été déposé au CU en 2015-2016 : Aménagement, architecture et design : 3B ; Foresterie, géographie et géomatique : 3B, 4M, 2D ; Agriculture et alimentation : 2B ; Éducation : 8M, 3D ; Lettres et sciences humaines : 2B, 1M, 1D ; Sciences et génie : 12B, 5M, 3D ; Sciences sociales : 1B

    Évaluation de programmes

    Les membres du Conseil universitaire ont étudié le rapport d’évaluation périodique des programmes de baccalauréat en aménagement et environnement forestiers, de baccalauréat coopératif en opérations forestières, de maîtrise en sciences forestières (mémoire et essai) et de doctorat en sciences forestières. Le Comité institutionnel d’évaluation des programmes (CIEP) recommande fortement que des mesures soient prises pour que tous les étudiants et toutes les étudiantes des baccalauréats évalués « reçoivent une formations adéquate sur la foresterie impliquant les communautés autochtones. »

    À ce propos, le plan d’action du doyen de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique, le professeur Guy Mercier, prévoit ajouter un nouveau cours portant sur la foresterie autochtone. Il sera offert comme cours optionnel en foresterie autochtone à la session d’automne 2017 par le titulaire de la Chaire de leadership en enseignement. Il deviendra obligatoire pour les nouveaux étudiants et nouvelles étudiantes admis à l’automne 2018.

    Évaluation de deux Centres de recherche

    Deux Centres de recherche ont été évalués et l’Avis de la Commission de la recherche concernant le renouvellement de leur statut de centre institutionnel reconnu a été accepté par les membres du CU. Il s’agit du Centre de recherche en endocrinologie, métabolisme et inflammation (CREMI) et du Centre de recherche sur l’adaptation des jeunes et des familles à risque (JEFAR).

    CREMI – L’Avis stipule, qu’au cours de la prochaine année, ce centre devra poursuivre une réflexion sur sa programmation scientifique afin qu’elle débouche sur une thématique claire. Il devra aussi se trouver un nom de centre qui la reflète. « Cette démarche doit être préalable à sa transformation en centre de recherche thématique », commande l’Avis. À l’issue d’une première démarche en ce sens, la direction de l’actuel CREMI présentera à la Commission de la recherche, un plan de développement au plus tard en décembre 2017.

    JEFAR – L’Avis demande à la direction du centre de présenter à la Commission de la recherche un rapport dans deux ans et demi sur la durée des études à la maîtrise et au doctorat ainsi que sur le financement individuel des membres réguliers.

    EN BREF

    • La doyenne de la Faculté des études supérieures et postdoctorales, la professeure Josée Bastien, a déposé le rapport annuel 2015-2016 de son unité sur les créations et les modifications des programmes et des cours de 2eet 3e Le document stipule qu’au 1 septembre 2016, la Faculté offrait 213 programmes réguliers répartis comme suit : 75 de doctorat, 88 de maîtrise. 23 de diplôme d’études supérieures spécialisées et 27 microprogrammes de deuxième cycle.
    • Le directeur général des programmes de premier cycle, le professeur Alain Faucher, a souligné les données suivantes sur l’existence des programmes dans son rapport annuel en comparant les années 2016 et 2015 :
      • Doctorats de premier cycle : 3, 3 ;
      • Baccalauréats : 109, 111 ;
      • Certificats : 98, 96 ;
      • Microprogrammes : 161, 151
      • Total : 371, 361
    • À noter que 12 programmes ont été créés dont deux certificats et dix microprogrammes en 2015-2016.
      Intervenant après la présentation du directeur général, le professeur Ronald Beaubrun (Sciences et génie) a indiqué que le baccalauréat en informatique et gestion avait été oublié comme ajout au profil international dans le rapport.
    • Le Département des littératures de la Faculté des lettres et des sciences humaines change d’appellation. Il se nommera dorénavant le « Département de littérature, théâtre et cinéma » ;
    • Le Conseil universitaire transmet au Conseil d’administration un avis favorable à l’adoption du projet de « Politique sur le libre accès aux publications des résultats de la recherche à l’Université Laval » dont les membres ont suggéré de confier la responsabilité de son application à la direction de la Bibliothèque en collaboration avec le vice-rectorat à la recherche et à la création.
    • Le professeur Marc-André Sirard (Agriculture et alimentation) a récemment été élu au Conseil d’administration de l’Université Laval par les professeures et professeurs – déléguées et délégués au CU. Il a été choisi de préférence à son collègue-opposant, le professeur Charles Morin (Sciences sociales). Voici ce qu’il nous a déclaré à ce propos : « Charles Morin et moi-même, avions déposé notre candidature et les professeur.e.s au CU m’ont choisi.  Compte tenu du résultat serré de ce scrutin, je considère important de les rencontrer tous, prochainement, afin de connaître leurs vues et me donner une meilleure légitimité pour faire changer les choses au CA. »

    Jacques Rivet, cc

     


    Soutenance de doctorat en communication publique

    Une recherche doctorale qui rappelle une innovation historique d’un journalisme exercé par des femmes

    Les professeures Anouk Bélanger (UQAM), Béatrice Damien-Gaillard par vidéo conférence (Université de Rennes), Josette Brun et le professeur Jean Charron ont évalué à la fin de l’été dernier la thèse de doctorat en communication publique de la doctorante Laurie Laplanche inscrite au Département d’information et de communication sur la production des émissions de la Société Radio Canada à Montréal entre 1952 et 1982 dont l’émission « Femme d’aujourd’hui » diffusée pendant 17 ans. C’est donc une recherche doctorale qui rappelle une innovation historique d’un journalisme exercé par des femmes.

    Invitée par le professeur François Demers, président du jury, à exprimer en premier son avis sur cette recherche doctorale, la professeure Béatrice Damien-Gaillard de l’Université de Rennes émet quelques réserves sur l’atteinte de tous les objectifs annoncés dans la thèse. « Il aurait été plus judicieux de les restreindre dans la mesure où tous ceux qui ont été retenus n’ont pas pu, évidemment, être vérifiés », propose-t-elle comme hypothèse. Elle souligne également que l’opposition entre une rubrique faite pour « informer les femmes » et celle destinée à « former les femmes » lui pose question. À ce propos, la doctorante Laplanche précise qu’une rubrique qui a pour but de former les femmes leur enseigne « des trucs pour faire la cuisine, mieux s’habiller ou guérir les bobos, par exemple ».

    La professeure Anouk Bélanger loue la grande richesse des archives professionnelles obtenues et analysées par Laurie Laplanche. Une première lecture de la thèse ne lui avait pas fait réaliser en quoi celles-ci pouvaient être particulièrement essentielles à la problématique de sa recherche. Mais la présentation faite sur le moment par la doctorante devant le jury à ce sujet a confirmé la conviction qu’elle a eue par la suite de leur grande pertinence scientifique et méthodologique.

    D’entrée de jeu, le professeur Jean Charron n’hésite pas à dire tout le bien qu’il pense de la thèse.

    En effet, il estime que cette dernière « s’appuie sur une littérature abondante, fait preuve d’une maîtrise des travaux réalisés antérieurement dans le domaine et se fonde systématiquement sur des données originales. » Il voit également que l’approche théorique est bien dominée et expliquée même si l’objectif de la recherche n’était pas de la développer d’une manière originale. Il émet quelques réserves à propos de l’association faite par la doctorante entre le genre et les choix des réalisateurs dans l’analyse du discours. Et de donner en exemple le discours promotionnel de la Société Radio Canada (SRC) qui est analysé comme la traduction des rapports internes à propos du genre.

    La professeure Josette Brun, directrice de recherche, a invité la doctorante à revenir, à la suite de ses commentaires, sur les traits sociaux et politiques du contexte historique de l’époque où se situait sa recherche en tenant compte du point soulevé précédemment par la professeure Damien-Gaillard concernant le rôle « d’informer – former » de l’émission « Femme d’aujourd’hui ». Elle souligne de plus l’excellence de son analyse de documents inédits d’archives. Enfin, elle émet sans ambages l’avis que la grande qualité et spécificité de la thèse de Laurie Laplanche repose sur l’étude du genre réalisée dans la perspective qui le lie au pouvoir. -JR

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    La thèse en bref

    Cette thèse de doctorat porte sur l’histoire des relations de pouvoir à l’œuvre dans la production d’émissions féminines au réseau francophone montréalais de la Société Radio-Canada (SRC). Elle cible plus spécifiquement la période comprise entre l’inauguration officielle de la télévision à Montréal en septembre 1952 et la disparition en 1982 du Service des émissions féminines télévisées et de son émission principale, Femme d’aujourd’hui, diffusée à l‘époque depuis 1965. Elle démontre que la programmation était conçue en fonction de perceptions différenciées des intérêts des publics selon le sexe. Elle expose également comment ce qui était associé à la féminité était dévalué comparativement à ce qui était associé à la masculinité. Cette dévalorisation a eu une influence négative sur la reconnaissance des femmes comme créatrices, sujets et publics comparativement aux hommes. Ces dynamiques ont généré des relations de pouvoir inégalitaires qui ont également affecté les femmes qui travaillaient à la SRC : celles-ci étaient plus nombreuses dans les emplois précaires et majoritairement exclues des postes de pouvoir dans l’organisation. Par ailleurs, cette thèse reconnaît aussi les possibilités que la SRC a offertes pour les femmes dans les médias, de même que les ouvertures que les médias féminins ont créées pour la médiatisation de préoccupations associées directement aux femmes, et à leur émancipation, dans l’espace public.