SPUL - Syndicat des professeurs et professeures de l'Université Laval

Automne 2016 – Numéro 56
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    COMMUNICATEUR CIVIQUE

    Le communicateur civique est un membre ordinaire du SPUL. Les informations qu’il communique dans ses chroniques ont pour but de favoriser la participation dynamique des membres à la vie démocratique du SPUL. Il rend compte des débats touchant les fonctions professorales à l’Université Laval et à l’extérieur. Il exprime également les préoccupations des professeures et professeurs en lien avec leurs activités professionnelles.

    Le communicateur civique remplit ces objectifs et exerce sa fonction à titre de professeur, membre du SPUL. Les opinions exprimées dans cette page sont les siennes ou celles de leur auteur.

    Éditions précédentes >>>


    Message du communicateur civique

    Vous avez un aspect original et novateur à faire connaître de votre année d’étude et de recherche (AÉR), signalez-le moi par courriel. Je le mettrai en valeur dans cette chronique.

    Jacques Rivet >>>


    Automne 2016 – Numéro 56

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    Conseil universitaire du 4 octobre 2016

    LE RECTEUR DENIS BRIÈRE INSISTE SUR « LA FIERTÉ UL » DANS SON DERNIER DISCOURS DE LA RENTRÉE

    Dans son dernier discours de la rentrée, le recteur Denis Brière a mis de l’avant les réalisations de son administration en recourant à l’expression « La fierté UL » pour en souligner les performances administratives, pédagogiques et scientifiques et en faire la promotion. L’accroissement du recrutement étudiant a particulièrement été mentionné ainsi que le renouveau du portail sur l’Environnement numérique d’apprentissage (ENA). Il a cité une impressionnante panoplie de statistiques sur l’existence des programmes de cours, les ententes et les collaborations internationales. Mais il a été plus avare de détails concernant « les percées scientifiques » découlant de la réalisation de nombreuses recherches universitaires. En ce qui a trait à « la gestion et la gouvernance », il s’est réjoui du retour à l’équilibre budgétaire qui, à son avis, atteste de l’efficience de la gestion de son équipe de direction.

    Le professeur Éric Philippe, président de la Commission des affaires étudiantes (CAE), a présenté le rapport annuel 2015-2016 de son organisme. Deux mandats ont monopolisé ses activités: un mandat sur la culture et un mandat sur l’intégration des étudiantes et étudiants. La CAE a déposé son rapport sur le premier mandat au CU du 3 mai 2016. Ce dernier en a approuvé les 24 recommandations afin de répondre à la question de savoir « Comment la culture à l’Université Laval peut-elle contribuer à la réussite de l’éudiant.e tout au long de sa formation ? » Quant au deuxième mandat, les membres de la CAE ont tenu plusieurs séances de réflexion sur le sujet. Ils ont défini un plan de travail à la suite de diverses rencontres avec des responsables facultaires et des étudiant.e.s concernés. La Commission devrait déposer son rapport sur l’intégration étudiante au cours de l’année 2017.

    EN BREF

    • Le grade de Bachelier en design ( Des) est délivré à toute personne qui aura satisfait aux exigences du programme de baccalauréat en design graphique; et, rétroactivement à 2014, à toute personne diplômée du programme de baccalauréat en design de produits;
    • Le grade de Bachelier en animation ( Anim) sera délivré à toute personne ayant satisfait aux exigences du programme de baccalauréat en art et science de l’animation;
    • En 2017-2018, les candidates et candidats universitaires à l’admission au programme de baccalauréat en nutrition possédant un diplôme d’études collégiales en techniques de diététique seront évalués, soit en fonction de la valeur globale de leur dossier, soit en fonction de leur cote de rendement au collégial;
    • La demande du candidat ou de la candidate au doctorat en médecine qui a aura accumulé moins de 12 crédits universitaires contribuant au calcul de sa moyenne de session sera évalué uniquement en fonction de son dossier collégial;
    • Les promotions professorales de 2016 sont les suivantes : 47 professeures et professeurs ont été agrégés et 49 ont été titularisés.

    Jacques Rivet, cc


    « Vingt fois sur le métier… »

    Le professeur Bernard Dagenais, un maître en image publique

    Le professeur Bernard Dagenais Département d'information et de communication

    Le professeur Bernard Dagenais
    Département d’information et de communication

    Le professeur Bernard Dagenais vient de publier avec la collaboration de Thérèse Lafleur, professionnelle expérimentée des relations publiques, un ouvrage sur « La politique de communication1 » dans lequel il s’interroge sur le rôle que joue cette politique dans la construction de l’image publique d’une organisation. Pour sa rédaction, le chercheur a examiné avec sa collaboratrice 46 dossiers de politique de communication dont il a identifié les caractéristiques tant du point de vue de leurs règles de conduite professionnelle que de leurs valeurs déontologiques et éthiques. Ces dossiers peuvent être classés en fonction des thèmes suivants : Association privée : 1, CEGEP : 5, Firmes privées : 12, Gouvernements : 3, Législation : 1, Municipalités : 2, Organismes publics : 8, Organisme parapublics : 6, Organismes de santé : 2, Syndicats : 2, Universités : 4. Il témoigne dans le présent texte des raisons qui ont motivé sa démarche de réflexion et d’étude ainsi que des visées professionnelles qui l’ont incité à publier cet ouvrage. (JR)

    Qu’est-ce qu’une politique de communication ? À quoi peut-elle servir ? Et quelle est la différence entre un plan de communication et une politique de communication ? Ce sont là les questions qu’ont commencé à me demander, il y a des années déjà, les étudiants de relations publiques à qui j’enseignais comment réaliser un plan de communication. Je retrouvais le même type de questions lors des journées de formation que je donnais aux professionnels des relations publiques.

    Pour pouvoir répondre de façon cohérente à ces questions, j’ai entrepris deux démarches. La première a été de rechercher dans la littérature ce qui s’écrivait sur la politique de communication. La seconde a été de me plonger dans la lecture des différentes politiques de communication auxquelles je pouvais avoir accès. Cette démarche aboutit aux constats suivants :

    • Il n’y a pratiquement peu de textes écrits sur ce que devrait être une politique de communication et aucun livre consacré entièrement à ce sujet.
    • La notion de politique est bien comprise et il y a un consensus sur le fait de considérer que le propre d’une politique consiste à créer une manière concertée de gérer un enjeu. Elle se construit autour d’un certain nombre de principes ou de valeurs suivi d’un ensemble de règles et de procédures qui, théoriquement, devrait soutenir les principes précédemment énoncés.
    • Toutefois, dans les faits, plusieurs politiques ne faisaient pas de différence entre un plan de communication et une politique de communication, mêlant dans le texte des notions empruntées aux deux approches. En fait, quelle est la différence ? La politique de communication est un outil pour gérer le flux des informations de toute nature entre une organisation et ses différents publics. Le plan de communication est un ensemble de stratégies et de moyens mis en place pour réaliser un objectif.
    • Les objectifs poursuivis lors de la rédaction d’une politique par une organisation relève de deux logiques. La première se concentre sur l’image que veut donner d’elle-même l’organisation ; la deuxième se veut une forme de contrôle de tous les gestes de communication qu’une organisation peut entreprendre. La politique n’empruntera pas la même articulation selon la logique choisie.
    • Ces différents constats nous ont amené à la conclusion suivante : chaque organisation conçoit et construit sa politique de communication selon son bon vouloir. Ce faisant, nous avons compris que toute politique de communication reposait sur une grande ambiguïté.

    J’ai donc décidé avec la collaboration de Thérèse Lafleur, de produire un ouvrage dans lequel je voulais présenter tous les éléments pouvant entrer dans une politique de communication. Ce faisant, nous avons découvert, ma collaboratrice et moi, que toute politique de communication repose sur plusieurs contradictions :

    • Le paradoxe d’une politique, c’est d’énoncer un certain nombre de grands principes et ensuite d’émettre des directives qui rendent impossible la réalisation de ces principes. Ainsi, dans la majorité des politiques on retrouve comme valeur à protéger la transparence. Mais les premières directives concernent le silence absolu imposé à tout employé.
    • L’ambiguïté d’une politique, c’est qu’elle se présente comme une volonté d’ouverture et de partage entre une organisation et ses publics ; alors que dans les faits, elle instaure une véritable police de surveillance et de contrôle, sur tout ce qui peut avoir une influence sur son image, venant de son personnel et de ses partenaires.
    • Le danger d’une politique, c’est qu’elle impose sans l’ombre d’un doute le contrôle du savoir. Car en exigeant de ses employés de ne diffuser qu’un discours officiel et nécessairement biaisé, toute organisation construit une opinion publique qui lui est favorable, mais pas nécessairement éclairée.
    • Les pièges d’écrire un livre sur la politique de communication, c’est de donner toutes les recettes pour contrôler l’information qui émane d’une organisation et en même temps déplorer que les organisations manipulent l’information.

    Une conclusion s’impose à la suite de l’étude qui nous a amenés à écrire « La politique de communication » : la quête de savoir comme l’absence de savoir peut avoir des effets pervers et favoriser la manipulation.

    ———————-

    1. Dagenais, Bernard, Thérèse Lafleur (En collaboration avec), La politique de communication. Ou comment gérer son image par des règles partagées, Québec, PUL, 2016, 296 pages.

     


    Portrait d’une passionnée de logique

    « Je ne donne pas un cours deux fois de la même façon » 

     

    La professeure Laurence Capus Département d'informatique et de génie logiciel

    La professeure Laurence Capus
    Département d’informatique et de génie logiciel

    Passionnée de logique après en avoir manipulé les éléments à l’occasion de diverses formations, la professeure Laurence Capus l’applique à son enseignement universitaire, particulièrement auprès de ses étudiant.e.s de deuxième cycle à qui elle s’adresse chaque année en grand nombre. Et d’affirmer avec insistance lors d’un récent entretien qu’elle ne donne pas un cours deux fois de la même façon.

    En priorité, Laurence Capus s’intéresse à la conception des logiciels. Elle implique ses étudiant.e.s dans divers projets qu’elle leur soumet ou qu’elle développe avec eux après en avoir accepté l’idée de leur part. Par ailleurs, s’il s’agit de réfléchir sur les fonctions des logiciels existants, la professeure parle de rétro-ingénierie. « Il faut voir comment on peut faire pour les améliorer. Mais c’est mieux de pouvoir agir avant leur conception », explique-t-elle. Ce principe du travail en amont l’incite à faire participer ses étudiant.e.s et des experts d’un domaine informatique concerné à la réalisation de prototypes en vue d’en tester l’usage.

    Dans cette perspective, travaille-t-elle, à l’occasion, avec des entreprises ? Non, elle ne travaille pas avec des entreprises. « C’est difficile de travailler avec des entreprises parce qu’on est contraint de leur fournir rapidement un produit fini », avoue-t-elle. Elle trouve ardu de concilier cet objectif de résultat immédiat avec la nécessité d’approfondir et de raffiner les méthodes de conception des logiciels.

    La professeure Capus est d’avis que la formation universitaire ne peut correspondre qu’aux besoins du marché du travail. « Le marché du travail fluctue et évolue. On ne sait pas dans quel état il sera dans cinq, dix ou quinze ans », diagnostique-t-elle. Elle a la conviction qu’une bonne formation universitaire doit rendre les étudiant.e.s aptes au changement en leur donnant «la capacité de rebondir devant l’imprévu».

    Rien de mieux alors, soutient-elle en substance, que d’avoir des connaissances sur les principes du fonctionnement des appareils informatiques afin de pouvoir se distancer des multiples recettes qui en guident l’usage. Et de souligner le défi professionnel et scientifique qui confronte toute personne étudiante en informatique et génie logiciel : devenir plus conceptrice que consommatrice de technologie. Cela suppose, reconnaît-elle, que la formation universitaire permettant de relever ce défi incite également à réfléchir sur les questions éthiques soulevées par son développement.

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