SPUL - Syndicat des professeurs et professeures de l'Université Laval

Hiver 2015 – Numéro 43
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    COMMUNICATEUR CIVIQUE

    Le communicateur civique est un membre ordinaire du SPUL. Les informations qu’il communique dans ses chroniques ont pour but de favoriser la participation dynamique des membres à la vie démocratique du SPUL. Il rend compte des débats touchant les fonctions professorales à l’Université Laval et à l’extérieur. Il exprime également les préoccupations des professeures et professeurs en lien avec leurs activités professionnelles.

    Le communicateur civique remplit ces objectifs et exerce sa fonction à titre de professeur, membre du SPUL. Les opinions exprimées dans cette page sont les siennes ou celles de leur auteur.

    Éditions précédentes >>>


    Message du communicateur civique

    Vous avez un aspect original et novateur à faire connaître de votre année d’étude et de recherche (AÉR), signalez-le moi par courriel. Je le mettrai en valeur dans cette chronique.

    Jacques Rivet >>>


    Hiver 2015 – Numéro 43

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    Séance du 3 février  2015 

    Le Conseil universitaire adopte le plan de développement de la recherche 2015-2020

    Le projet de plan de développement de la recherche pour la période de 2015 à 2020 a accaparé la majeure partie de la séance du CU dont l’ordre du jour comprenait un nombre restreint de points contrairement à l’habitude. Pour finalement être adopté à la très grande majorité des membres présents.

    La vice-rectrice à la recherche et à la création, la professeure Sophie D’Amours, a présenté ses principales caractéristiques contenues dans une publication de 74 pages à la facture visuellement élégante et promotionnelle. D’entrée de jeu, elle affirme que le plan se fonde sur quatre facteurs déterminants de développement scientifique: la grande aptitude à innover des professeurs et professeures, la créativité des personnes étudiant aux cycles supérieurs, celle des stagiaires postdoctoraux et les compétences des personnes professionnelles de recherche. Des remerciements empressés ont alors été exprimés par la déléguée de ce personnel «pour cette mention de leur rôle essentiel au quotidien dans le travail de recherche.» Poursuivant ses explications, Sophie D’Amours a rappelé qu’actuellement, 46% des publications des professeures et professeures sont signées en tandem avec des collègues hors Canada. «C’est très significatif du caractère international de notre université ainsi que de notre contribution mondiale à la recherche», a-t-elle conclu.

    À la période de questions, la professeure Florence Piron (Lettres et sciences humaines) se réjouit d’abord de «la dimension interdisciplinaire du plan». Puis, dans le contexte des importantes coupes budgétaires actuelles, elle demande: «D’où va venir l’argent pour le réaliser?», lance-t-elle à la vice-rectrice Sophie D’amours. Elle donne en exemple l’organisme Alliance Santé Québec mentionné dans le plan de développement, «que je connais assez bien», précise-t-elle, qui n’a pas encore reçu son budget de recherche. À son avis, le projet de développement de la recherche 2015-2020 est avant tout «un plan idéal». Se référant à la partie sur «la structuration de la recherche», elle déplore l’absence de préoccupations concernant l’aide à la vitalité des publications dont particulièrement celle pour les revues scientifiques. Enfin, elle s’étonne de ne pas y retrouver une mise en valeur du rôle joué par l’Institut d’éthique appliquée ainsi que par la bibliothèque générale.

    La vice-rectrice Sophie D’Amours reconnait que la question du financement préoccupe tout le monde. Elle s’empresse d’ajouter qu’entre l’an dernier et cette année, le financement global de la recherche est passé de 306M$ à 324M$. «Le financement de la recherche est en croissance à l’université parce qu’on performe à travers différentes stratégies. On s’est donné de nouveaux outils qui ont des impacts», explique-t-elle. À propos de l’Institut d’éthique appliquée, elle est d’avis que, même si cet organisme de recherche et bien d’autres n’ont pas été nommés dans le plan, ils vont jouer un rôle essentiel à sa réalisation.

                                                                                                                              Jacques Rivet, cc



    «Vingt fois sur le métier…»

    Le professeur Daniel Fortin cultive une approche personnalisée de l’enseignement universitaire

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    Daniel Fortin
    Professeur titulaire
    Département de biologie

    Biologiste, spécialisé en écologie, le professeur Daniel Fortin travaille beaucoup sur la grande faune depuis son arrivée à l’Université Laval en novembre 2003. D’emblée, dès le début du premier de ses cours en écologie des populations animales comme en gestion et conservation de la faune, il révèle à l’assistance étudiante les motivations et les intérêts personnels qui guident son action pédagogique et scientifique de professeur et de chercheur. «Je veux lui expliquer que le contenu de mes cours est nécessairement influencé par mes expériences passées et mes recherches scientifiques actuelles», a-t-il précisé lors d’un récent entretien. Car, selon son hypothèse, une autre personne enseignante pourrait donner ses cours en retenant une démarche pédagogique sensiblement différente bien que scientifiquement similaire. À ce propos, il invite des professionnels et chercheurs dans ses cours qui ont un parcours scientifique et professionnel distinct et complémentaire au sien. Et il est d’avis que ces derniers donnent la preuve que les principes généraux qu’ils enseignent à ses auditoires étudiants ont des applications dans le domaine de la pratique professionnelle.

    Arrivé à l’Université comme cotitulaire d’une chaire industrielle de recherche en sylviculture et faune, le professeur Fortin étudie l’influence des activités humaines sur la biodiversité, notamment sur la diversité animale de la Côte-Nord. Ce thème de recherche influe d’ailleurs sur le contenu de ses cours. Par exemple, dans le cadre du cours « Méthodes d’échantillonnage en gestion et conservation de la faune », il offre l’opportunité aux étudiants d’évaluer dans quelle mesure le maintien de la diversité des invertébrés et l’importance du risque de prédation sur les nids d’oiseaux varient en fonction de divers types de coupes forestières qu’on effectue à la Forêt Montmorency. Compte tenu de son parcours professionnel, il n’est pas surprenant que ses étudiants et étudiantes soient amenés à en observer les aspects concrets en fonction d’un protocole d’intervention qui débouche sur la cueillette de données écologiques dont ils auront à faire l’analyse statistique. Pour, par la suite, consigner ce rapport dans une publication «qu’ils pourraient remettre à organisme gouvernemental ou tout autre organisme susceptible de les engager.»

    À la suite d’une remarque concernant les modalités à la fois théoriques et pratiques de son enseignement qui le qualifiait d’être quelque peu «un professeur du terrain», Daniel Fortin s’étonne spontanément puis constate, en effet, que «mes étudiants font des sorties sur le terrain durant chacun des cours que j’enseigne». Et il rappelle immédiatement l’objectif fondamental de la formation universitaire et professionnelle qui guide son travail d’enseignant. Il considère important que ses étudiants et étudiantes puissent appliquer convenablement un protocole pour la cueillette des données sur le terrain. «Car je suis très clair avec eux, je n’ai pas comme but de former des techniciens», insiste-t-il. Il estime ces derniers très compétents et très habiles dans leur rôle spécialisé de «cueilleurs de données». Cependant, il considère que ses étudiants et étudiantes doivent pouvoir concevoir et mettre en place un protocole de cueillette de données écologiques et être aptes à les interpréter. «Mais, s’ils ne sont jamais allés sur le terrain, ça devient difficile pour eux de voir les erreurs conceptuelles qu’ils ont pu faire», évalue-t-il.

    Le professeur Fortin avoue avoir une attitude très positive à l’égard des changements qui confrontent l’université présentement et dans l’avenir. «Les développements scientifiques s’imposent à grande vitesse; ce qui oblige à nous garder à jour autant dans l’enseignement que dans la recherche», conclut-il. Et d’en donner la preuve en soulignant qu’il parle de plus en plus de l’utilisation de l’ADN en écologie des populations animales. «J’en parlais beaucoup moins, il y a 11 ans. Mais maintenant, j’en parle parce qu’on l’utilise de plus en plus», dit-il. Et, au plan des développements technologiques, il avance l’exemple des colliers GPS qui peuvent être portés, comme jadis par les bisons, mais aujourd’hui par les loups, les mouffettes, les ratons laveurs et même les oies.

    J’ai salué le professeur Fortin à la fin de notre entretien en lui faisant part de l’intérêt qu’il a éveillé chez moi pour suivre ses cours, particulièrement parce que son enseignement universitaire est en parfaite concordance avec sa recherche scientifique en plus d’être en étroite interaction avec ce qui se passe sur le terrain de la pratique professionnelle. Mais je me suis immédiatement employé à le rassurer: je n’ai pas la formation universitaire préalable pour le faire. -JR


     À venir dans la prochaine chronique :

    Médias sociaux Page couverture 

     

    «La professeure Francine Charest et ses collègues Alain Lavigne
    et Charles Moumouni ont dirigé un ouvrage qui vient de paraître
    intitulé  «Médias sociaux  et relations publiques». Ils témoigneront de la «petite histoire» de sa réalisation dans la prochaine chronique du communicateur civique.»

     

     

     

     

     


    Mise en page : Lucie Hudon


    « OYEZ! OYEZ! OYEZ! »

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    communicateur.civique@spul.ulaval.ca


    Mise en page : Lucie Hudon